Facebook Twitter Inviter des amis

S. Corinna Bille (1912-1979)

Vu de là-haut, le monde était toujours pareil, les vergers innocents, les vignes bien pliées et le Rhône pâle s'élargissait pour se donner des îles Incroyables et si grandes que la vie en elles devenait possible.

----------

Il y avait un lac seul dans la montagne et je m’y suis baignée (..). J’ai vu le soleil boire cette coupe de source et tomber ivre-mort derrière les rochers.

----------

J’aime ce temps. Ce grand temps du Valais balayé par le vent qui ne laisse pas de place aux anges, qui nous fait marcher sur les chemins comme des hommes saouls. (...) Oh ! Ce han des montagnes trop bleues.

----------

Sur les colonnes tournoyait Le corps doré des saints. Les autels étaient forêts. Que de branches, de pétales ! Dans leurs nids d’acanthe les angelots reposaient.” (...) L’oignon des clochers se plantait dans le ciel. Oignons, petits oignons cuivrés!

 

Source: Livre « Valais, Corps & Ames »